Il y a des activités qu’on voit absolument partout en ce moment à Montréal. Les ateliers de céramique en font clairement partie. Entre les vidéos hyper satisfaisantes de tours qui tournent sur Instagram et les copines qui reviennent avec leur tasse faite à la main, on commençait sérieusement à avoir le FOMO.

Alors quand Tendre Atelier nous a proposé de venir tester son initiation au tournage, on a dit oui sans hésiter. Deux heures et demie plus tard, on est ressorties avec les mains pleines d’argile, un profond respect pour les céramistes… et un bol qui ressemble enfin à un bol.
Direction Rosemont, pas très loin de l’intersection Iberville et Saint-Joseph. Dès qu’on est entrées, on a compris pourquoi l’endroit plaît autant. C’est lumineux, calme, pas prétentieux et ça donne immédiatement envie de ralentir un peu. On était seulement six participantes et on avait l’atelier pour nous toutes seules. Déjà, ça change tout. Pas besoin de courir après la prof ou d’attendre son tour : l’ambiance était vraiment intime.
C’est Marie qui nous a accueillies. Dès les premières minutes, elle nous a expliqué le déroulement de l’atelier et surtout… elle nous a prévenues qu’on n’allait probablement pas créer un chef-d’œuvre du premier coup. Ça nous a fait rire, mais elle avait complètement raison.
Avant de s’installer devant les tours, on a commencé par préparer notre terre. Et contrairement à ce qu’on imaginait, on ne s’assoit pas directement pour façonner un bol. Il faut d’abord travailler l’argile, enlever les bulles d’air, la pétrir, la compacter et former une belle boule. Dit comme ça, ça paraît presque banal, mais on s’est vite rendu compte que cette étape faisait déjà partie du travail.
Puis est arrivé LE moment, celui qu’on avait toutes hâte d’essayer.
Le tour!!
On va être honnêtes : sur les réseaux sociaux, ça a vraiment l’air facile. En vrai? Pas du tout.
La première mission consistait simplement à centrer la terre. Et rien que ça, ça nous a donné du fil à retordre. On avait parfois l’impression que notre morceau d’argile avait décidé de vivre sa propre vie. Il partait d’un côté, revenait de l’autre, se déformait… Bref, on était loin des vidéos ASMR ultra satisfaisantes.
Heureusement, Marie passait régulièrement derrière chacune de nous pour corriger nos gestes. Elle nous montrait où placer nos mains, comment utiliser notre corps plutôt que notre force et surtout comment arrêter de lutter contre la terre. Parce qu’on a vite compris que plus on essayait de forcer les choses, moins ça fonctionnait.
Petit à petit, tout a commencé à prendre forme.
Une fois la terre bien centrée, on a appris à ouvrir la pièce, puis à faire monter les parois doucement pour former notre bol. Enfin… « doucement » en théorie. Parce qu’en pratique, il suffisait d’appuyer un tout petit peu trop fort pour voir toute la pièce s’écraser en deux secondes. Je crois que c’est arrivé au moins une fois à chacune de nous.

Le meilleur dans tout ça, c’est qu’il n’y avait jamais aucune pression. Tout le monde faisait des erreurs. Tout le monde recommençait un geste. Et tout le monde finissait par progresser.
Pendant deux heures et demie, on n’a pensé à absolument rien d’autre. Plus de téléphone, plus de notifications, plus de boulot. Juste nos mains, la terre et nos conversations. D’ailleurs, d’après Marie, ça aide de se perdre dans une discussion. Ça nous fait oublier nos gestes et on ressent mieux la terre. C’était presque méditatif… avec quelques moments de panique quand notre bol décidait soudainement de s’effondrer.
Le fait d’être seulement six rendait aussi l’expérience vraiment agréable. Marie avait le temps de passer avec chacune d’entre nous, de répondre à nos questions et de nous aider sans jamais nous donner l’impression d’être pressées. On sentait qu’elle aimait transmettre son savoir-faire et ça faisait vraiment toute la différence.
À la fin de l’atelier, on avait toutes réussi à créer deux bols chacune. Est-ce qu’ils étaient parfaitement symétriques? Absolument pas. Est-ce qu’on était fières? Vraiment.

À la fin, on choisit le plus beau des deux (ou le moins moche) et nos pièces sont ensuite restées à l’atelier pour sécher, être cuites et émaillées. On pourra revenir les récupérer dans quelques semaines, et on a déjà hâte de voir le résultat final.
Ce qu’on a surtout aimé chez Tendre Atelier, c’est qu’on ne ressort pas seulement avec un objet. On repart avec l’impression d’avoir appris quelque chose. On comprend mieux le travail derrière chaque pièce de céramique qu’on voit dans les boutiques, on découvre une activité qui demande autant de patience que de précision et, surtout, on s’offre une vraie pause.
On est arrivées en pensant qu’on allait tester une activité tendance et on est reparties en comprenant pourquoi autant de Montréalais(es) se mettent à la poterie.
Et très honnêtement, on risque bien d’y retourner.
Les infos pratiques de Tendre Atelier
Où :
Accès par le stationnement:
Porte « LES LOFTS 5000 »
5000 rue d’Iberville, suite 138A
Montréal
Accès par le parc:
5000 rue Franchère
Montréal
Combien : Initiations à partir de 75$
Réservations
https://www.tendreatelier.com/